Studies in the Scriptures

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 The PhotoDrama of Creation

 

 

ÉTUDES DANS LES ÉCRITURES

VOLUME II - LE TEMPS EST PROCHE

 

 ÉTUDE II

CHRONOLOGIE DE LA BIBLE

De la nécessité de la chronologie pour comprendre les prophéties. — Données indispensables fournies par la Bible. — De la création d'Adam jusqu'à 1873 après J.-C., il y a 6000 ans. — Un tableau de la chronologie de la Bible en grandes périodes. — Son examen en détail. — Depuis la création jusqu'au jour où les eaux du déluge furent desséchées. — Jusqu'à l'Alliance abrahamique. — Jusqu'à la promulgation de la Loi. — Jusqu'à la division de Canaan entre les tribus. — La période des Juges. — La période des Rois. — La période de la désolation. — De celle-ci à 1873 apr. J.-C. — En quoi cette chronologie diffère de celle de l' « évêque Usher », indiquée dans les bibles anglaises et françaises. — La date exacte de la naissance de notre Seigneur.

 

 

            Dans ce chapitre, nous présentons la preuve biblique indiquant que 6000 ans se sont écoulés depuis la création d'Adam jusqu'en l'an 1872 de l'ère chrétienne et que, par conséquent, depuis 1872, nous sommes chronologiquement entrés dans le septième millénaire, ou le Millénium — au commencement duquel le « Jour du Seigneur », le « jour de la détresse », sera témoin de la mise en pièces des royaumes de ce monde et de l'établissement du Royaume de Dieu sous tous les cieux. 

            La chronologie est nécessaire aussi pour servir de base à l'examen des périodes prophétiques. Il nous faut, avant tout, bien déterminer où nous en sommes dans le cours des temps. Pour cela, il nous faut des dates dignes de confiance pour en faire le calcul ; nous commençons donc par une étude de la chronologie. Une chronologie complète de l'histoire humaine doit nécessairement commencer avec la création de l'homme. 

            La durée du temps qui s'est écoulé depuis la création de l'homme est estimée de diverses manières. Parmi ceux qui acceptent le récit biblique tel qu'il est, il ne peut y avoir qu'une petite différence d'opinion ; mais parmi ceux qui le rejettent, les différences sont énormes, variant, pour cette période, depuis des dizaines jusqu'à des centaines de milliers d'années. Ces suppositions sont appuyées sur des faits n'offrant qu'une base bien faible pour des conclusions aussi extravagantes et téméraires. Par exemple, la présence de pointes de flèches en silex, à une profondeur considérable au-dessous de la surface des marais de tourbe de la Suisse et de l'Irlande, est considérée comme une preuve que le niveau où on les trouve en était autrefois la surface, que la tourbe a crû graduellement autour et au-dessus d'eux, et le temps nécessaire pour une telle augmentation est calculé d'après le taux de leur accroissement actuel, lequel est très faible. Si ce qu'ils avancent était vrai, cela prouverait naturellement que l'homme vivait il y a des centaines de milliers d'années ; mais d'autres géologues démontrent, avec de bonnes raisons, que ces marais tourbeux étaient autrefois tellement mous qu'une pointe de flèche en silex pouvait aisément s'y enfoncer graduellement à une grande profondeur en peu de siècles. 

            Citons un autre exemple : « En sondant dans la terre vaseuse de la vallée du Nil, deux briques cuites y furent découvertes, l'une à une profondeur de vingt et l'autre de vingt-quatre yards (*) ; si nous estimons que l'épaisseur du dépôt formé par le fleuve atteint huit pouces (**) en un siècle, nous devons conclure que la première de ces briques a 12000 ans et la seconde 14000 ». Par le moyen de calculs analogues, Burmeiser (géologue célèbre) suppose que 72000 ans se sont écoulés depuis la première apparition de l'homme sur le sol de l'Égypte, et Draper (géologue également renommé) attribue â l'Européen qui fut témoin de la dernière époque glaciaire une antiquité de plus de 250000 ans !

(*) [1 yard = 0,914 m]. 

(**) [1 pouce = 2,5 cm environ]. 

            Il est clair que « si nous calculons » de la même manière que ces grands hommes, nous arriverons à ces mêmes grandes conclusions. Mais quelques-uns parmi nous sont assez peu scientifiques pour se demander s'il n'est pas plus probable que les dépôts formés par le limon du Nil ont été très irréguliers, comme c'est le cas pour d'autres fleuves qui changent quelquefois leur lit en emportant leurs bords d'une manière frappante, par un simple courant. Nous nous rappelons aussi le déluge du jour de Noé, événement qui, non seulement est mentionné d'une façon spéciale dans la Bible, mais dont les plus vieilles traditions païennes ont aussi conservé le souvenir, et nous nous demandons combien de limon et de débris furent ainsi déposés en sus et au-dessus des huit pouces par siècle. Nous nous demandons aussi, comment il ne s’est pas présenté à ces grands esprits, comme cela se présente naturellement à l'esprit de quelques-uns qui ne sont pas trop grands, qu'il est naturel que deux briques jetées dans ce « sol vaseux », au moment où il était de consistance très molle et recouvert d'eau, aient pu s'y enfoncer à une grande profondeur par leur propre poids, étant beaucoup plus pesante que le sol vaseux. Quant à la différence de profondeur entre les deux briques, il apparaît beaucoup plus raisonnable â un esprit peu scientifique d'admettre que l'une d'elles a dû tomber sur le côté ou sur un coin, et que l'autre, étant tombée à plat, a dû s'enfoncer par ce fait même plus lentement, que de supposer que des hommes vivants à deux mille ans d'intervalle aient fait deux briques exactement semblables. 

            Il y a quelques années, le squelette d'un homme fut trouvé dans un ancien lit du Mississippi. Quelques géologues se mirent à calculer combien de milliers d'années pouvaient être indiqués par le nombre de pieds de boue, de vase, etc. qui recouvraient le squelette ; ils s'imaginèrent avoir trouvé un spécimen de l'homme préhistorique ayant une grande valeur. Plus tard, on trouva, à quelques pieds au-dessous du squelette, une partie d'un « bateau plat », semblable aux bateaux qui étaient en usage sur le Mississippi il y a cinquante ans à peine ; cette découverte renversa complètement les calculs et délivra le genre humain d'une autre preuve que le monde est plus vieux de centaines de milliers d'années que la Bible ne l'enseigne. 

            Laissant de côté les conjectures discordantes et tout à fait indignes de confiance de quelques géologues sur ce sujet de la chronologie, et ayant recours aux renseignements que peut nous donner l'histoire humaine, que trouvons-nous ? L'histoire des plus anciennes nations païennes ne peut être retracée clairement et distinctement que jusqu'à 3000 ans en arrière. Plus en arrière, ce ne sont que des traditions indignes de confiance ; tout y est obscur, incertain, mythique et fabuleux. L'histoire des Romains ne remonte pas aussi loin puisqu'il n'y a que 27 siècles que Rome a été fondée ; ses premiers siècles sont de plus enveloppés dans d'incertaines traditions. Au delà de 3000 ans en arrière dans l'histoire des Babyloniens, des Syriens et des Égyptiens, nous arrivons à une période où cette histoire est fragmentaire et enveloppée d'une grande obscurité. Dans l'histoire de la Chine, nous sommes amenés, avec cette même période en arrière, à la dynastie des Tchou, depuis laquelle les événements de l'histoire chinoise commencent à être plus dignes de confiance. Chez les Grecs, remarqués par leur érudition dans les 3000 ans passés et chez lesquels nous pourrions espérer trouver l'histoire plus exacte que chez toutes les autres nations, que trouvons-nous ? Nous trouvons ses dates précises pendant les derniers 2600 ans, mais pas au-delà. Nous arrivons alors dans ce qu'on a appelé « l'âge fabuleux, mythique ou préhistorique de la Grèce ». Le seul exposé raisonnable connu des 3000 premières années de l'homme sur la terre se trouve dans la Bible. Ce fait est en parfaite harmonie avec ses prétentions d'origine, de direction et de préservation divines.

            Il en est des dates comme de l'histoire : le monde n'a aucun moyen, en dehors de la Bible, pour suivre les traces de sa chronologie au delà de l'année 776 av. J.-C. A ce sujet, nous citons le professeur Fisher du Yale Collège, qui dit : « On arriva lentement à une méthode exacte pour l'établissement des dates ; l'invention d'époques, ou ères, fut indispensable pour arriver à ce but. Le temps défini le plus éloigné pour dater les événements fut arrêté à Babylone. C'est l'ère de Nabonassar, 747 av. J.-C. Les Grecs (à partir d'environ 300 ans avant Jésus-Christ) ont daté les événements à partir de la première victoire remportée dans les jeux olympiques en 776 av. J.-C. Ces jeux avaient lieu tous les quatre ans. Chaque olympiade avait donc une durée de quatre années. Ce n'est que quelques siècles après la fondation de Rome que les Romains commencèrent à dater (leur histoire — trad.) et à partir de cet événement, c.-à-d. à partir de 753 av. J.-C. ». 

            L'article suivant, tiré de « L'Encyclopédie Américaine », sous le titre Chronologie, nous offre une preuve de plus que les nombreuses prétendues histoires des temps reculés abondent en traditions bizarres et mythiques qui les rendent sans valeur et entièrement indignes de confiance : 

            « L'histoire des nations anciennes, excepté celle des Hébreux, remonte à des périodes mythiques de milliers ou de millions d'années ; même après que les récits commencent à prendre un aspect historique, les différences sont très grandes... Les inscriptions assyriennes, babyloniennes et égyptiennes sont en langues mortes et en caractères hors d'usage depuis longtemps. Les dates grecques et romaines sont généralement authentiques jusqu'à la première olympiade en 776 av. J.-C. et à l'établissement du Consulat en 510 av. J.-C. Antérieurement à ces dates, elles sont... légendaires. Hérodote n'a de valeur que pour les événements qui regardent son époque — environ 450 av. J.-C., et pour ceux d'un ou des deux siècles qui l'avaient précédée ». 

            Clinton, dans son ouvrage sur la Chronologie de la Grèce (page 283), dit : « L'histoire contenue dans les Écritures hébraïques présente... un contraste avec les récits primitifs des Grecs. Dans ces derniers, nous avons beaucoup de peine à suivre quelques faits obscurs qui nous ont été conservés par les poètes, qui nous ont transmis, avec tous les embellissements de la poésie et de la fable, ce qu'ils avaient reçu par tradition orale. Dans les annales de la nation hébraïque, nous avons des narrations authentiques, écrites par des contemporains guidés par l'inspiration. Ce qu'ils nous ont transmis nous arrive par conséquent avec une double sanction. Ils étaient aidés par l'inspiration divine dans ce qu'ils rapportaient comme simples témoins humains, ces choses étant déjà dignes de foi ». 

            La Bible, qui est l'histoire fournie par Dieu des trois premiers mille ans, est la seule œuvre dans le monde qui fournisse une histoire claire et continue jusqu'à la période où l'authenticité de l'histoire séculaire est bien prouvée. Elle commence par Adam, le premier homme mentionné dans l'histoire, les monuments ou les inscriptions. Son nom, l'époque de sa création et sa mort nous y sont rapportés ; nous pouvons y suivre sa descendance avec le nom et l'âge de chacun pendant une période de prés de 4000 ans. Comme nous le verrons, les indications de la Bible vont jusqu'à la première année de Cyrus, 536 av. J.-C., date qui est bien établie et généralement acceptée. C'est là que cesse le fil de la chronologie biblique, à une date à partir de laquelle l'histoire profane est digne de confiance. Dieu a ainsi procuré à ses enfants une claire indication chronologique qui s'étend jusqu'à nos jours. Par ses prophéties, la Bible complète même l'histoire jusqu'à la consommation du « rétablissement de toutes choses », à la fin du septième millénaire, lorsque se lèvera l'ère nouvelle d'éternelle félicité. La Bible est, par conséquent, le seul récit existant dans le monde qui nous fournisse une vue d'ensemble de toute l'histoire humaine. Elle nous transporte du paradis perdu de la Genèse au paradis restauré de l'Apocalypse, poursuivant ainsi le sentier de l'humanité jusque dans l'éternité. Prises dans leur ensemble, l'histoire et la prophétie de la Bible offrent une vue panoramique de tout le cours des événements, depuis la création et la chute de l'homme, jusqu'à sa réconciliation et son rétablissement. La Bible est donc la charte de toute l'histoire. Comme on l'a très bien dit, sans elle, l'histoire serait « semblable à des rivières coulant de sources inconnues vers des mers inconnues » mais, sous sa direction, nous pouvons retracer le cours de ces rivières jusqu'à leurs sources, bien plus, les suivre jusqu'à leur glorieux épanchement dans l'océan de l'éternité. 

            C'est donc dans la Bible seule que nous pouvons espérer trouver un récit qui coordonnera les irrégularités de la chronologie et le désaccord des périodes qui semblent exister à première vue dans les annales de l'histoire humaine pour les harmoniser entre elles et avec celles de la nature. 

            En commençant par poser la question : combien de temps s'est-il écoulé depuis la création de l'homme ? nous devons être convaincus — et nous le sommes — que Celui qui a donné les prophéties, en disant qu'elles seraient comprises dans le temps de la fin, a aussi pourvu dans sa Parole aux données nécessaires, afin que nous soyons capables de localiser exactement ces prophéties. Toutefois, tous ceux qui s'attendent à trouver ces choses assez clairement écrites pour pouvoir convaincre le lecteur superficiel ou le sceptique peu sincère, seront désappointés. Les temps et saisons de Dieu sont donnés de telle manière qu'ils ne sont convaincants, dans ces temps-ci, que pour ceux qui, par la connaissance de Dieu, sont capables de reconnaître ses méthodes caractéristiques. La preuve est donnée que « l'homme de Dieu peut être parfaitement accompli » 2 Timothée 3 : 17. Ces hommes de Dieu savent bien que, dans tous les sentiers par lesquels leur Père les conduit, ils doivent marcher par la foi et non par la vue. A tous ceux qui sont préparés à marcher de cette manière, nous espérons pouvoir montrer à chaque pas de solides déclarations de la Parole de Dieu, un sûr fondement d'une foi raisonnable. 

            Nous ne voulons pas discuter ici le mérite de la version des Septante et des versions hébraïques des Écritures de l'Ancien Testament, leurs différences quant aux données chronologiques, etc., mais nous voulons nous contenter, et le lecteur aussi, nous l'espérons, de remarquer que la traduction des Septante a été faite par des Égyptiens, tandis que la version hébraïque est le récit original hébreu. Ces faits, mis en connexion avec la vénération presque superstitieuse avec laquelle les Hébreux gardaient chaque point et chaque iota de ces écritures sacrées, sont une forte preuve en faveur de la grande confiance qu'on peut avoir dans cette version. Son acceptation par les savants érudits est tout à fait générale et, dans ce volume, nous acceptons ses dates, etc. 

            Nous fournissons ici la preuve qu'il s'est écoulé six mille ans depuis la création d'Adam jusqu'à 1873 [1872] ap. J-C. Bien que la Bible ne contienne aucune déclaration directe que le septième millénaire sera l'époque du règne de Christ, le grand jour sabbatique de rétablissement pour le monde, toutefois la vénérable tradition n'est pas non plus sans fondement raisonnable. La loi donnée à Israël, le peuple-type, prescrivant que six jours de travail et de fatigue devaient être suivis par un jour de repos de leurs œuvres, semble très bien illustrer les six mille ans pendant lesquels la création tout entière est en travail et gémit sous la servitude du péché et de la mort Romains 8 : 22, cherchant en vain à s'en libérer elle-même, et le Grand Jour Millénaire pendant lequel les fatigués et les chargés pourront venir à Jésus-Christ, le berger et l'évêque de leurs âmes et, par lui, trouver repos, rafraîchissement et rétablissement — le jour dans lequel, grâce au mérite de son précieux sang, ils pourront trouver repentance et rémission des péchés. Au septième jour-type, Jésus ayant demandé à l'homme impotent : « Veux-tu être guéri ? », celui-ci, en réponse à sa foi et à son obéissance, reçut la force de prendre son lit et de marcher (voy. Jean 5 : 6-9 ; également Matthieu 12 : 10, 13 ; Jean 7 : 23 ; Luc 13 : 11-16 ; 14 : 1-5). Ainsi de même, durant le sabbat-antitype, le Millénium, il sera déclaré à tout le monde que « quiconque veut » peut avoir la vie et la santé éternelles s'il veut marcher dans la foi et dans l'obéissance. 

            Ne perdons pas de vue le fait déjà indiqué (Vol. 1, chap. 8) que le terme jour est indéfini et signifie simplement une période de temps, qu'elle soit de longue ou de courte durée. L'apôtre Pierre donna à entendre que la période du septième millénaire de l'histoire du monde serait le septième jour selon l'évaluation de Dieu, en disant : « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour ... Le jour du Seigneur viendra », etc. — 2 Pierre 3 : 8, 10. 

            Dès lors, si la période du septième millénaire de l'histoire de la terre est une époque spécialement indiquée comme étant la période du règne de Christ, nous prouvons que nous y sommes déjà en démontrant qu'elle commença en 1873 [1874] ap. J.-C. Ceci nous rappelle ce que nous avons déjà indiqué dans le volume précédent, que les Écritures enseignent que l'aurore du Millénium, ou Jour du Seigneur, sera un temps sombre, orageux, plein de détresse pour le monde et l'Église nominale, bien que son aube, sa toute première lumière, soit un sujet de réjouissance et de réconfort pour les saints qui tirent leur consolation et leur paix de l'espérance qui est placée devant eux dans l'Évangile. Cette espérance pénètre comme une ancre au delà du temps de détresse et s'attache aux précieuses promesses du soleil levant et de la gloire millénaires ; ils voient, au delà du temps de détresse, le règne glorieux et les bénédictions promises. 

            La condition générale du monde de nos jours et le développement rapide, depuis 1873, du socialisme, du nihilisme et du communisme, qui ont pour but notoire le renversement des autorités qui existent et une nouvelle répartition de la richesse du monde, ne sont certainement pas en désaccord avec ce que nous attendons, même si à certains égards, ces choses peuvent être blâmées par ceux qui aiment la loi, l'ordre et la paix. Ceux-là seulement qui voient dans l'avènement de l'anarchie et de la détresse les moyens dont Dieu se sert pour faciliter l'établissement d'une loi et d'un ordre plus complets, et d'une paix plus durable, peuvent être délivrés des craintes qui pourraient les assaillir lorsqu'ils passeront à travers ces événements. 

            Cette indication de la septième époque, ou Millénium, n'est pas la seule chose qui donne de la valeur à la chronologie ; car tandis que nous présenterons plusieurs lignes de prophétie entièrement indépendantes de la chronologie, elle est néanmoins la mesure par laquelle plusieurs chaînes prophétiques sont établies. L'accord parfait entre ces deux catégories d'enseignements prophétiques, l'une dépendant de la chronologie, tandis que l'autre en est complètement indépendante, est une très forte preuve, non seulement de la justesse de ces applications, mais aussi de l'exactitude de la chronologie qui montre cette harmonie, en partant de ce principe qu'une clef qui ouvre une cassette difficile à ouvrir est évidemment la bonne clef. La chronologie qui suit harmonise les différentes déclarations prophétiques concernant le Royaume de Christ, en mettant en lumière ce qui est relatif au temps et à l'ordre de son établissement. La chronologie est la tige ou poignée par laquelle tous les preuves de temps prophétiques, comme les ergots du panneton de la clef, épousent les gorges des diaphragmes de la serrure et agissent sur le pêne.

EXPOSÉ CONDENSÉ DE LA CHRONOLOGIE
JUSQU’EN L'AN 6000 DU MONDE

            L'exposé condensé suivant des périodes chronologiques peut, à juste titre, être appelé chronologie de la Bible, parce que seul le récit biblique y est suivi jusqu'à la première année de Cyrus en 536 av. J.-C., date authentique et généralement acceptée par les savants. Ici, le fil de la chronologie de la Bible cesse, quelque peu au-delà de la période où l'histoire séculaire commence à être digne de confiance. Ce fait est en lui-même une marque évidente d'une direction et d'une surveillance divines. Dieu ne nous vient en aide que lorsque nous sommes impuissants à nous aider nous-mêmes.

DE LA CRÉATION D'ADAM

Jusqu'à la fin du déluge.

1656 ans

Depuis ce temps jusqu'à l'alliance avec Abraham.

427   ‘’

Depuis ce temps jusqu'à l'Exode et à la promulgation de la Loi. 

430   ‘’

Depuis ce temps jusqu'au partage de Canaan.

  46   ‘’

Période des Juges. 

450   ‘’

Période des Rois.

513   ‘’

Période de la désolation du pays.

  70   ‘’

Depuis ce temps jusqu'à l'an 1 de notre ère.

536   ‘’ 

Depuis ce temps jusqu'en 1873. 

1872 "

Total :  

6000 ans

            Lorsque nous considérons chacune de ces périodes en particulier, nous aimerions que le lecteur calcule par lui-même, afin qu'il voie quel ferme fondement pour notre foi est déposé dans la Parole de Dieu. Nous remarquons deux interruptions dans l'histoire de l'Ancien Testament ; mais lorsque nous trouvons, dans le Nouveau, que Dieu a fourni des ponts pour relier ces deux lacunes, ceci devrait augmenter la confiance que nous avons que Dieu a arrangé tout le compte-rendu de l'histoire biblique de telle manière que ses temps et ses saisons restent cachés jusqu'à ce que le temps marqué pour les révéler soit arrivé — ainsi qu'il l'a fait pour d'autres vérités déjà indiquées. 

            Nous examinerons maintenant séparément les périodes ci-dessus et dans l'ordre mentionné jusqu'au règne de Cyrus. Que chaque lecteur prenne sa Bible et vérifie toutes les citations, afin qu'il puisse recevoir ceci, non comme une parole d'homme, mais comme la Parole de Dieu.

CHRONOLOGIE DE LA PÉRIODE COMPRISE
ENTRE LA CRÉATION D'ADAM ET LE JOUR
OU LA TERRE FUT DE NOUVEAU SÈCHE

« Adam vécut 130 ans et engendra un fils et appela son nom Seth ». Gen. 5 : 3

130 ans

« Seth vécut loi 105 ans et engendra Enosh ». Gen. 5 : 6

105   ‘’

« Enosh vécut 90 ans et engendra Kénan ». Gen. 5 : 9

  90   ‘’

« Kénan vécut 70 ans et engendra Mahalaleël ». Gen. 5 : 12

  70   ‘’

« Mahalaleël vécut 65 ans et engendra Jéred ». Gen. 5 : 15

  65   ‘’

« Jéred vécut 162 ans et engendra Hénoc ». Gen. 5 : 18

162   ‘’

« Hénoc vécut 65 ans et engendra Méthushélah ». Gen. 5 : 21

  65   ‘’

« Méthushélah vécut 187 ans et engendra Lémec ». Gen. 5 : 25

187   ‘’

« Lémec vécut 182 ans et engendra Noé ». Gen. 5 : 28

182   ‘’

« Noé avait 600 ans lorsque le déluge vint sur la terre ». Gen. 7 : 6

600   ‘’

Total depuis la création d'Adam jusqu'au jour où les eaux furent séchées de dessus la terre. Gen. 8 : 13

1656 ans

 

            On ne peut rien demander de plus simple et de plus exact que cela. Examinons maintenant la période suivante.

DU DÉLUGE, JUSQU'À L'ALLIANCE AVEC ABRAHAM,
A LA MORT DE TERACH SON PÈRE

« Sem engendra Arpacshad 2 ans après le déluge ». Gen. 11 : 10

2 ans

« Arpacshad vécut 35 ans et engendra Shélakh ». Gen. 11 : 12

35  ‘’

« Shélakh vécut 30 ans et engendra Héber ». Gen. 11 : 14

30  ‘’

« Héber vécut 34 ans et engendra Péleg ». Gen. 11 : 16

34  ‘’

« Péleg vécut 30 ans et engendra Rehu ». Gen. 11 : 18

30  ‘’

« Rehu vécut 32 ans et engendra Serug ». Gen. 11 : 20

32  ‘’

« Serug vécut 30 ans et engendra Nakhor ». Gen. 11 : 22

30  ‘’

« Nakhor vécut 29 ans et engendra Térakh ». Gen. 11 : 24

29  ‘’

Les jours de Térakh furent de 205 ans ; et Térach mourut à Charan ». Gen. 11 : 32

205  ‘’

Total :  

427 ans

 

            Ceci aussi est très simple et exact. Mais la période suivante n'est pas si aisée â retracer, parce que la ligne directe de la chronologie est interrompue jusqu'après la sortie du peuple d'Israël hors d'Égypte. Par conséquent, il nous serait tout à fait impossible de continuer, si Paul et Etienne, comme porte-parole de l'Esprit, ne nous avaient fournis le chaînon qui nous manquait.

LA PÉRIODE DEPUIS L'ALLIANCE AVEC ABRAHAM,
JUSQU'À LA PROMULGATION DE LA LOI

            Paul déclare que la durée de cette période fut de 430 ans Galates 3 : 17. L'alliance comprenait la promesse de la possession éternelle du pays de Canaan. Bien qu'elle fût souvent confirmée â Abraham, Isaac et Jacob, c'était toujours la même alliance (voy. Genèse 12 : 7, 8 ; 13 : 14-18 ; 26 : 3, 4 ; 35 : 9-12 ; 46 : 2-4 ; 50 : 24). Comme cela nous est montré en comparant Genèse 12 : 1-5, 7 et Actes 7 : 2-5, l'alliance fut faite (selon la promesse antérieure) aussitôt qu'Abraham eut pleinement accompli les conditions à la suite desquelles il devait la recevoir ; cela eut lieu aussitôt qu'il entra en Canaan, immédiatement après la mort de son père qui mourut â Charan, sur le chemin de Canaan. La date de l'alliance — juste après la mort de Térach — étant ainsi établie par la déclaration d'Étienne, et possédant la déclaration de Paul que la loi fut donnée 430 ans après l'alliance, l'interruption de la chronologie de l'Ancien Testament est ainsi raccordée par le Nouveau Testament. Lisons-en le compte-rendu avec soin et notons les particularités avec lesquelles le pont a été construit : 

            « Et l'Éternel avait dit â Abraham [avant qu'il quittât la Mésopotamie ou Ur des Chaldéens] : Va-t'en de ton pays et de ta parenté et de la maison de ton père [de tes frères, etc.] dans le pays que je te montrerai ; et [si tu fais ainsi] je te ferai devenir une grande nation » Genèse 12 : 1, 2 — D. ; comp. Actes 7 : 2. Ceci indique que Dieu avait proposé l'alliance à Abraham avant la mort de Térach, son père, et avant qu'il aille demeurer à Charan. Mais il y avait une stipulation qui exigeait d'Abraham un acte de foi et d'obéissance avant que l'alliance fût réellement faite. Cette stipulation était qu'il lui fallait manifester la foi en la promesse qu'une telle alliance serait traitée avec lui, en quittant le pays de sa naissance et sa parenté, pour aller au pays où il était envoyé. C'est ce qu'Abraham fit, et comme sa femme, son neveu Lot et son père âgé partageaient sa foi et désiraient partager sa bonne fortune avec lui, cela leur fut permis, et ils partirent tous les quatre pour la terre promise. Son père Térach étant mort en chemin à Charan, Abraham entra alors en Canaan afin d'y assurer l'alliance et de l'affermir, comme Étienne le déclara aux Juifs : « Après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays où vous habitez maintenant ». « Ainsi, Abraham s'en alla [de Charan], comme I'Éternel le lui avait dit » Actes 7 : 4 ; Genèse 12 : 4. L'alliance fut faite aussitôt qu'il fut entré dans le pays (voy. Genèse 12 : 5-7). Ainsi, la date de l'alliance et le commencement des 430 ans sont fixés comme faisant immédiatement suite à la mort de Térach, et la chaîne de la chronologie est complète jusqu'à la promulgation de la Loi. Le premier trait de la Loi fut la Pâque qui fut instituée le jour même où Israël sortit d'Égypte — Exode 12 : 41-43, 47-50, 51. 

            En harmonie avec cela, nous lisons : « Et l'habitation des fils d'Israël qui avaient habité en Égypte, fut de 430 ans. Et il arriva, au bout de 430 ans, il arriva, en ce même jour, que toutes les armées de l'Éternel sortirent du pays d'Égypte » — Exode 12 : 40-42, 51 — D.

            On pourrait croire que les déclarations de Moïse et de Paul Exode 12 : 40-42 et Galates 3 : 17 ne concordent pas, le premier affirmant que le séjour d'Israël fut de 430 ans, l'autre que de l'alliance avec Abraham à la promulgation de la Loi, il y avait 430 ans, en se disant que s'il ne s'était écoulé que 430 ans depuis la venue d'Abraham en Canaan jusqu'à la promulgation de la Loi, la durée du séjour des enfants d'Israël en Égypte devait avoir été beaucoup plus courte. Mais il faut remarquer que l'Écriture ne dit pas qu'Israël séjourna en Égypte 430 ans, mais que la durée complète du séjour de ce peuple qui vécut un certain temps en Égypte fut de 430 ans. « Et l'habitation des fils d'Israël qui avaient habité en Égypte, fut de 430 ans ». Le séjour dont il est question ici avait commencé à partir du moment où Abraham vint à Canaan Hébreux 11 : 8, 9. Israël habitait en Abraham, en Isaac et en Jacob, de même que Lévi paya la dîme â Melchisédek quand il était encore dans les reins de son père — Hébreux 7 : 9, 10 ; voy. la trad. Stapfer. 

            L'alliance avec Abraham entra en vigueur au moment où, parti de Charan, il mit le pied en Canaan, la terre promise. A partir de ce moment, lui et tout Israël en lui, bien qu'il ne fût pas encore né, devinrent héritiers des choses promises et étrangers (sojourners — étrangers de passage — trad.) ou pèlerins, attendant de Dieu l'accomplissement de la promesse. Ce séjour avait duré exactement 430 ans lorsqu'Israël quitta l'Égypte et qu'il reçut le premier trait de la Loi, l'institution de la Pâque. Par conséquent, les déclarations de Moïse et de Paul parlent précisément de la même période et donnent ainsi la preuve la plus positive que le temps qui s'était écoulé entre l'alliance avec Abraham et la promulgation de la Loi avait été de 430 ans. Paul appuie spécialement sur le fait que la Pâque devait être regardée comme le commencement de la Loi (ce que Moïse montre aussi en Exode 12 : 42, 43, 47, 50), et Moïse spécifia à un jour près la durée de la période.

            Notre troisième période est donc ainsi établie. Lorsque nous remarquons avec quels soins minutieux, à un jour près, le Seigneur nous fournit ce maillon de la chaîne de la chronologie, cela nous donne une entière confiance, surtout lorsque nous considérons qu'une telle particularité n'était probablement pas d'un intérêt spécial pour l'Église dans le passé, et ne fut donnée que pour notre temps et notre usage.

PÉRIODE ALLANT DE L'EXODE
AU PARTAGE DE CANAAN ENTRE LES TRIBUS

              « Le jour de la tentation » d'Israël dans le désert. fut de quarante ans Deutéronome 8 : 2 ; Psaume 95 : 8-10 ; Hébreux 3 : 8, 9 ; cette période fut suivie par 6 ans de guerre en Canaan, pendant lesquels le pays fut partagé entre les tribus. Un an, un mois et cinq jours s'écoulèrent entre le moment de leur sortie d'Égypte et celui de leur départ du Sinaï pour Paran Nombres 33 : 3 ; 10 : 11-13. Ce fut alors de Kadès-Barnéa, dans le désert de Paran, que les espions furent envoyés Nombres 13 : 3-26 ; 32 : 8-13. L'un de ceux-ci, Caleb, lorsqu'il demanda sa portion à la division du pays Josué 11 : 23 ; 10 : 42), dit : « J'étais âgé de quarante ans lorsque Moïse, serviteur de l'Éternel, m'envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays et je lui fis un rapport... Maintenant voici, l'Éternel m'a fait vivre, comme il l'a dit, ces quarante-cinq ans depuis que l'Éternel a dit cette parole â Moïse, lorsqu'Israël errait dans le désert ; et maintenant voici, je suis aujourd'hui âgé de quatre-vingt-cinq ans » Josué 14 : 7, 10. On peut voir ainsi que quarante-cinq ans s'écoulèrent entre l'espionnage du pays et son partage entre les tribus, selon que Josué l'affirme, et un peu plus d'un an entre l'exode et l'envoi des espions, ce qui fait quarante-six ans entiers, plus une fraction (*) entre l'exode et le partage du pays. Comme les premiers quarante ans de cette période se sont passés dans le désert, ainsi que nous le montrent de nombreux passages de l'Écriture, notamment Actes. 7 : 36 et Hébreux 3 : 9, les six qui restent jusqu'à la division du pays se sont passés en Canaan, pour la conquête et la prise de possession de la terre promise.

            (*) Nous ne comptons que les années complètes, un calcul plus exact étant impossible. Quelquefois, comme ci-dessus, les années sont d'une fraction plus longue et quelquefois plus courte, comme dans le cas du règne de Sédécias. Il est dit que Sédécias a régné onze ans 2 Chroniques 36 : l ; Jérémie 52 : 1 ; cependant, par les versets 4 à 7 de Jérémie 52, il est clair que la durée de son règne ne fut que de dix ans, 4 mois et 9 jours — nous croyons que ces fractions se compensent les unes les autres et nous avons confiance que le Seigneur a ainsi dirigé et arrangé les choses. Cette confiance est basée sur les résultats qu'on peut en déduire et par l’exactitude à un jour près, que nous avons déjà remarqué, même lorsqu'il s'agit de longues périodes. Pour illustrer le soin de Dieu quant aux particularités de cette nature, voyez Genèse 7 : 11 ; 7 : 13 ; Exode 12 : 40, 41.

LA PÉRIODE DES JUGES

            Nous arrivons maintenant à la partie la plus difficile de la chronologie, la période qui va du partage du pays à l'onction de Saül comme roi. Bien que les Juges n'aient pas rempli leur charge d'une manière continue, elle est cependant connue ordinairement sous le nom de période des Juges. Dans le livre des Juges et dans 1 Samuel, nous trouvons mentionnées dix-neuf périodes, formant approximativement un total de quatre cent cinquante ans ; mais ces périodes sont interrompues, discontinues ; elles se chevauchent et s'entremêlent de telle sorte que nous ne pourrions en tirer aucune conclusion définitive, et nous serions obligés de dire, comme d'autres l'ont fait, que nous ne pouvons rien connaître de positif sur ce sujet, si le Nouveau Testament n'avait suppléé à cette difficulté. Paul dit qu'après que Dieu eut partagé le pays entre eux par le sort : « Après cela, [durant] environ 450 ans, il leur donna des Juges jusqu'à Samuel le prophète ; ensuite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kis » — Actes 13 : 19-21.

            Le mot grec « hos », rendu par « environ » dans presque toutes les traductions françaises de la Bible, a la signification de durant ou pendant. Voyez Luc 24 : 32 ; Actes 1 : 10 ; 10 : 17, où le même auteur emploie ce mot dans ce sens. Ce passage serait mieux traduit comme suit : « Il leur donna des Juges durant l'espace de quatre cent cinquante ans ». La version syriaque le rend ainsi : « Et pendant quatre cent cinquante ans, il leur donna des Juges jusqu'à Samuel le prophète », le dernier des « Juges ». 

            Nous acceptons comme une solution spécialement voulue de ce problème cette déclaration de l'apôtre sur la durée de la période des Juges. Dans deux cas seulement, à savoir les 430 ans entre l'alliance et la Loi, et cette période des juges, il y a une notable incertitude dans la chronologie de l'Ancien Testament, mais l'un et l'autre sont clairement stipulés dans le Nouveau Testament. Pouvons-nous supposer que les choses soient simplement arrivés ainsi par hasard ? Il est plus raisonnable de supposer que Dieu cacha d'abord la chose en laissant incomplets les récits de l'Ancien Testament et que, plus tard, il compléta ce qui manquait dans le Nouveau, afin qu'au temps convenable, lorsque l'attention y serait attirée, ceux qui auraient suffisamment intérêt à comparer les récits puissent trouver les chaînons qui manquent, ceux-ci ayant été fournis de manière à enseigner la dépendance où nous sommes à l'égard de Celui qui règle le temps.

LA PÉRIODE DES ROIS

            Le règne de Saül eut lieu pendant l'espace de quarante ans, à partir du dernier juge jusqu'au moment où David fut oint roi, comme cela est montré ci-dessus ; après lui, les périodes des rois de la lignée de David sont facilement retracées dans les Chroniques, à savoir :

Le « pendant » de Saül..........

   Actes  13 : 21

40 ans

Règne de  David

1 Chron. 29 : 27

40 ans

    ‘’       ‘’  Salomon

2     ‘’           09 : 30

40   "

    ‘’       ‘’  Roboam

2     ‘’     12 : 13

17   "

    ‘’       ‘’  Abija

2     ‘’     13 : 2

  3   "

    ‘’       ‘’  Asa

2     ‘’     16 : 13

41   "

    ‘’       ‘’  Josaphat

2     ‘’     20 : 31

25   "

    ‘’       ‘’  Joram

2     ‘’     21 : 20

  8   "

    ‘’       ‘’  Achazia

2     ‘’     22 : 2

  1   "

    ‘’       ‘’  Athalie 

2     ‘’     22 : 12 

  6   "   (1)

    ‘’       ‘’  Joas

2     ‘’     24 : 1

40   "

    ‘’       ‘’  Amatsia

2     ‘’     25 : 1

29   "

    ‘’       ‘’  Ozias

2     ‘’     26 : 3

52   "

    ‘’       ‘’  Jotham

2     ‘’     27 : 1

16   "

    ‘’       ‘’  Achaz

2     ‘’     28 : 1

16   "

    ‘’       ‘’  Ezéchias

2     ‘’     29 : 1

29   "

    ‘’       ‘’  Manassé

2     ‘’     33 : 1

55   "

    ‘’       ‘’  Amon

2     ‘’     33 : 21

  2   "

    ‘’       ‘’  Josias

2     ‘’     34 : 1

31   "

    ‘’       ‘’  Jojakim

2     ‘’     36 : 5

11   "

    ‘’       ‘’  Sédécias

2     ‘’     36 : 11

11   "   (2)

 

Total :  

513 ans

 

            (1) [7 ans selon 2 Chron. 22 : 12 ; 23 : 1 ; 24 : 1 — voir P' 40 pp. 182, 183 — en anglais]. 

            (2) [10 ans ½ selon 2 Chron. 36 et Jér. 52 : 4-9, 30 ].

LES 70 ANNÉES DE DÉSOLATION

            Ceci nous conduit à la période de désolation du pays, qui dura 70 ans et se termina lorsque le peuple revint de Babylone dans la première année de Cyrus, 536 av. J.C. (voy. 2 Chroniques 36 : 20, 23). Cette date est bien établie dans l'histoire profane et la chronologie de la Bible ne se prolonge pas au-delà.

PÉRIODE ALLANT DU RETOUR DES JUIFS
JUSQU'A 1873 AP. J.-C.

            La période depuis le retour des Juifs de la captivité de Babylone, dans la première année de Cyrus à la fin des 70 années de désolation de leur pays, jusqu'à la date connue comme l'an 1 après J.-C., n'est pas indiquée dans l'histoire de la Bible ; mais, comme nous l'avons dit précédemment, elle est bien établie par l'histoire profane, comme ayant duré 536 ans. Ptolémée, un savant gréco-égyptien, géomètre et astronome, à bien fixé ces chiffres. Ils sont généralement acceptés par les érudits et connus sous le nom de canon de Ptolémée. 

            Nous avons donc ainsi établi une ligne de chronologie claire et continue allant de la création à l'ère chrétienne, formant en tout une période de quatre mille cent vingt-huit (4128) ans. En ajoutant ceux-ci aux 1872 ans de l'ère chrétienne, nous obtenons une période de 6000 ans, allant de la création à l'an 1873 ap. J.-C.

COMPARAISON ENTRE CETTE CHRONOLOGIE
ET DE CELLE D'USHER

            II est intéressant pour le lecteur de connaître en quoi cette chronologie diffère de celle qui est inscrite en marge de la version commune de la Bible anglaise (1) et connue sous le nom de chronologie d'Usher. Cette différence va jusqu'à la période des 70 ans de désolation et elle est de 124 ans ; c'est la somme de quatre période de 18, 4, 2 et 100 années, échelonnées de la façon suivante : 

            Usher fait commencer les 70 ans de désolation dix­huit ans plus tôt que nous ne l'indiquons ci-dessus, c'est-à-dire dix-huit ans avant le détrônement de Sédécias, le dernier roi de Juda, parce que le roi de Babylone emmena beaucoup d'Israélites captifs à ce moment là 2 Chroniques 36 : 9, 10, 17, 21 ; 2 Rois 24 : 8-16. Il commet évidemment l'erreur assez générale de regarder ces 70 ans comme la période de captivité, tandis que l'Éternel déclare expressément qu'ils sont 70 ans de désolation du pays — que le pays serait désolé et sans habitant. Tel ne fut pas le cas avant le détrônement de Sédécias 2 Rois 24 : 14. Mais la désolation qui suivit le renversement de Sédécias fut complète ; car, bien que quelques pauvres du pays aient été laissés comme cultivateurs et vignerons 2 Rois 25 : 12, bientôt ceux-ci même, « tout le peuple, depuis le plus petit jusqu'au plus grand » v. 26 fuirent en Égypte par peur des Chaldéens. Il ne peut y avoir de doute sur cela ; par conséquent, en calculant le temps jusqu'à la désolation du pays, toutes les périodes jusqu'à la fin du règne de Sédécias devraient y être comprises, comme nous l'avons fait. 

            (1) (Vers. frse Segond, éd. 1901 ; Darby — traducteur). Notez cependant que cette captivité partielle se produisit onze ans et non dix-huit ans avant le détrônement du roi Sédécias. 

            La différence de quatre ans se trouve dans le règne de Joram. Usher dit que ce règne a été de 4 ans, tandis que la Bible dit qu'il fut de 8 ans — 2 Chroniques 21 : 5 ; 2 Rois 8 : 17. 

            Quant à la différence de deux ans, une de ces années se trouve â la fin du règne d'Achaz, auquel Usher assigne une durée de 15 et la Bible une de 16 ans 2 Chroniques 28 : 1 ; 2 Rois 16 : 2 ; l'autre, dans la durée du règne de Joas, pour lequel Usher compte 39 ans, tandis que la Bible en compte 40 — 2 Rois 12 : 1 ; 2 Chroniques 24 : 1.